Hébergement d'urgence et coordination intersectorielle dans la lutte contre la violence envers les femmes : rapport d'expérience de la Casa de Passagem à São Bernardo do Campo (SP)
DOI :
https://doi.org/10.58725/rivjr.v3i3.153Mots-clés :
Violence envers les femmes, Hébergement intitutionnel , Services de protection pour les femmes, Politiques publiques de sant´é, Réseau de soins intersectorielRésumé
La violence envers les femmes constitue une grave violation des droits humains et un problème persistant de santé publique, nécessitant des réponses urgentes, intégrées et intersectorielles. Parmi les dispositifs prévus par la législation brésilienne, les maisons d'accueil jouent un rôle stratégique dans la protection d'urgence des femmes en situation de risque imminent. Cet article décrit et analyse l'expérience de mise en place de la Casa de Passagem « Enfermeira Vanessa de Cássia Fontes » dans la municipalité de São Bernardo do Campo (SP) pendant ses cinq premiers mois de fonctionnement, soit d’avril à août 2025. Il s'agit d'un rapport d'expérience avec une approche qualitative et une analyse documentaire, basée sur des registres institutionnels, des fiches d'accueil, des signalements de violences et des questionnaires de satisfaction des usagères. Quatorze femmes ont été hébergées, présentant des profils divers en termes d'âge, de revenu et de situation familiale, incluant des femmes âgées et des mères avec enfants, toutes confrontées à des violences physiques, psychologiques, patrimoniales, institutionnelles et/ou des suspicions de violences sexuelles. L’intervention de l’équipe pluridisciplinaire, associée à une collaboration avec les services du réseau — tels que le Centre de Référence et d'Assistance pour les Femmes, le Commissariat pour les Femmes, les hôpitaux et la Garde Civile Métropolitaine — a permis des réponses rapides et un accueil humanisé. Les usagères ont exprimé un haut niveau de satisfaction (100 % d'approbation générale) dans les formulaires de satisfaction, en soulignant les infrastructures, l’écoute de l’équipe et le sentiment de sécurité. Les principales fragilités identifiées sont la durée limitée du séjour et le manque de places dans les hébergements de longue durée. Cette expérience renforce l'importance des maisons d’accueil comme composante essentielle du réseau de lutte contre les violences de genre et offre des pistes pour leur reproductibilité dans d'autres territoires.
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